Parlons de conditionnement

Autour de l’heure du déjeuner avec deux copines, nous abordons un sujet qui nous concerne du premier chef, car après tout nous sommes des femmes. Prenant en compte les faits divers, de notre environnement immédiat ou de notre terre d’origine, qu’il s’agisse de l’éducation des filles, de la perception sociale les concernant, l’expérience personnelle et celle des autres  nous fait réaliser de plus en plus combien de problèmes il y a dans nos vies de femmes dont l’un des principaux est le conditionnement.

Parlons de ce conditionnement, de ce carcan de règles, de principes éducatifs, de sentiments inculqués , imposé même aux personnes du sexe féminin. De cette culpabilité par rapport à nos capacités, à nos choix, nos décisions, qui doivent rester assujetties au sexe opposé. De cette éducation où nos propres émotions ou nos besoins sont niés pour ne reconnaître que ceux de l’autre qui passe toujours avant nous.

Pourquoi devrais-je me sentir coupable de vouloir du temps pour moi, de vouloir faire ce que je veux, de réaliser mes rêves au lieu de me sacrifier pour ceux d’un autre. L’on attend des femmes, des mères, des soeurs, des filles, qu’elles laissent toujours passer les autres avant et aussi accepter ce que la vie leur donne, oublier, pardonner toujours. On les éduque pour cela. La phrase suprême: « c’est un acte de sensibilité nous dit-on qui fait que l’on nous reconnaît femme ». Ne pas le faire équivaut à nier sa féminité ou à la rejeter. Pourquoi donc est-ce cela la féminité? Pourquoi mon humanité est définie de la sorte?

L’on ne se rend pas compte du mal que l’on fait aux filles en les éduquant ainsi. On ne fait que préparer à être déçues, mais en plus à accepter leurs déceptions comme la norme. On les prépare à être en négation d’elles mêmes, de leurs potentiels, de leurs désirs, pour pouvoir plaire à d’autres qui se fichent pas mal d’elles et ne songent qu’à profiter d’elles pour leurs propres plaisirs ou leurs propres intérêts. Pourquoi mon monde doit-il tourner autour d’un autre?

Ce conditionnement va si loin que plutôt que de s’encourager, beaucoup de femmes, malheureuses, déçues, amères, font tant et si bien pour que les autres deviennent comme elles. Elle ne peuvent tolérer qu’une autre sorte la tête du moule et embrasse une pensée plus positive de la réalité féminine, en tentant quelque chose de différent.

Il y a beaucoup à faire pour briser ce moule… Cela commence par les femmes. Lorsque nous réalisons combien de mensonges, de souffrances nous aurions pu éviter si nous avions eu connaissance de certaines choses, ne reproduisons pas les mêmes erreurs avec nos propres filles ou nos fils. Faisons une différence. Beaucoup d’entre nous se réveillent de nos jours.  Faisons en sorte que ce réveil se matérialise et ne reste pas un mirage ou un instant fugace de vivacité de notre esprit avant de replonger dans un lourd sommeil.

 

 

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