La femme de l’ombre

Est-ce que tu viens ?

Auras-tu le temps ? Aurons-nous le temps ?

Ces quelques instants volés à ton quotidien monotone me semblent toujours trop courts.

La plénitude de ton étreinte fugace et ma faim d’amour inassouvie.

 

J’enrage de ne te voir qu’en marge de la société

En cachette, à la sauvette, entre deux portes

Notre libido en a certes pris un fouet

Mais combien il est difficile pour mon âme de se retrouver face à la solitude.

 

Mes seins appellent tes mains, grandes, un peu rudes

Mais tour à tour tendres et impatientes

Mon cou frémit sous ton souffle brûlant

Signe de ta passion et ton désir naissant

 

Mes lèvres attendent ton baiser brutal puis doux

Une autre marque de ton appétit pour nos échanges passionnés

Mon sexe est moite et palpite d’anticipation

Il ressent déjà les assauts de ta verge et se livre à tes ravages

 

Je suis à ma fenêtre, guettant le bruit du moteur ou la lueur de tes phares.

En attente et déjà conquise.

Plus le temps des préliminaires ou des caprices d’amante jalouse.

La lionne en chaleur n’attendra pas le premier mot.

 

Prends-moi là, vite, fais-moi tienne.

Donne-moi cette sève, abreuve ma soif sans cesse renouvelée.

Inonde-moi de cette mâle énergie  qui contribue au bien être de ma féminité

Quand nos flux seront mêlés, le temps s’arrêtera et le monde reprendra ses couleurs.

Exploration

It started with a kiss to my left big toe

Sucking, slowly, sweetly

Little kisses to my ankle

I can feel your breathing in my inner legs

Going up my legs, with your trail of kisses

Your hands on my thighs, softly touching my inner thighs

Smelling my pubic hair, playing it with your fingers

Invading my belly button,

Our eyes locked to each other as you move on to my chest.

 

Your hands around my breasts are a feast for my inner self

Generating a sensual melody out of my whole body

Like a virtuoso with his piano

Your trail of kisses continuously goes up to my neck

I shiver, overwhelmed by desire when feeling your breathing on my nape

I feel your hands on my shoulders, playful with my inner arms

Kisses on my elbows

Searching for my beauty spots and tenderly kissing them

Swiftly touching my hands, sucking my fingers

Our eyes never lost contact.

 

As you move up to my face with sweet kisses along the way, I am hyperventilating

Bites on my ears, kisses on my eyebrows

Soft little kisses on my eyes

Rubbing your nose to mine

And at last our lips met

As I hung for your kiss, you fill me with yours

Our passion is ready to explode

But at last, I draw back and push you down

It’s time for my own exploration…

Beauté nue

Tes yeux,  miroirs de ta beauté simple et nue,

Reflets de ton âme ardente,

Joyaux scintillants de passion,

Porte parole de ton cœur,

Qui transmettent tantôt une invite, tantôt un refus.

 

Tes lèvres, expression de tes états d’âmes,

Lorsque mon regard explore ta peau,

Elles me disent ton plaisir du mien,

Ta joie coquette, ta souffrance dans l’attente,

Et ton désir que nos corps se rejoignent.

 

Tes mamelons et tes seins,  baromètres de ton corps,

Appel de ton corps pour mes mains,

Délices de ta peau pour le plaisir de mes lèvres,

Symbole fort de ta nature de mère,

Dont la simple vue ravive mon désir.

 

Nombril et mont de Vénus,

Merveilles de la nature pour l’explorateur qui habite mon corps,

Pays enchanteurs pour mes mains qui les fouillent,

Ombre et douceur, parfums intimes d’un corps de femme,

Dont les effluves précipitent ma jouissance.

 

Corps de femme, corps de déesse

Beauté nue qui s’offre à mon regard d’amant,

Courbes et charmes pour ravir ma raison,

Chaînes dorées pour me ravir ma liberté,

Dont le langage muet est la clé du trésor qui l’habite.

Souvenirs

J’ai le mal de toi

Le souvenir de nos nuits d’amour me revient en vagues houleuses

Et mon corps, douloureux dans mes draps

Porte mes gémissements dans un sommeil tourmenté.

 

J’ai le mal de toi

Le parfum de ta peau, si unique, a laissé des traces dans ma mémoire

Une empreinte indélébile qui me fait penser à toi

Et dont la nostalgie est si poignante comme un expatrié en manque de sa terre.

 

J’ai le mal de toi

Les jeux amoureux, préludes de nos étreintes

Tes attentions à la moindre parcelle de ma peau

Tel un explorateur à la recherche de son eldorado.

 

J’ai le mal de toi

Les baisers brûlants, les caresses intimes

La fusion de nos êtres en un ultime corps à corps

Où toi en moi, yeux dans les yeux, le feu de notre passion recréait le monde.

 

J’ai le mal de toi

Les sourires timides et les fous rires,

Les longues siestes à deux et les murmures sur l’oreiller

Des petits grains dans le sablier de notre amour qui s’est écoulé sans possible retour.

De chair et de sang

Créature faite d’eau,

Dans mes veines de noire payse,

Coule la chaleur des îles et l’ivresse de leur soleil.

 

Déesse de chair,

Mon âme roucoule avec le chant du mâle,

Mon corps est de feu dans l’attente de son étreinte.

 

Femme de sang,

La passion de mon cœur n’a d’égale,

Que la chaleur de mon sexe.

 

En conscience ou innocemment,

Mon sein palpite à la voix de l’aimé,

Mon corps irradie à sa simple présence.

 

Créature de chair et de sang,

Je suis un être de feu et de luxure,

Qui puise sa jouissance dans le corps de mon amant.

 

Tour à tour dominante puis soumise,

Un instant sauvage et ensuite câline,

Je n’offre qu’à lui mes multiples visages.

 

Taquine, puis sombre,

Curieuse avant d’être inquisitrice,

Par moment instrument puis musicienne.

 

La passion dans le sang,

Le désir dans la chair,

Une femme de chair et de sang.

Unité

Nous sommes un,

Lorsque ton ombre couvre la mienne,

Lorsque ton souffle est sur ma nuque,

Lorsque ton parfum d’homme charme mon odorat.

 

Nous sommes un,

Lorsque ma peau retrouve la tienne,

Lorsque nos doigts se rejoignent,

Lorsque nos jambes s’entrelacent,

 

Nous sommes un,

Lorsque ta bouche explore avec patience,

Mes courbes, mon flanc, mes seins,

Lorsque ton souffle sur ma fleur me fait geindre dans la pénombre.

 

Nous sommes un,

Lorsque ta main parcoure ma peau,

Lorsque ton sexe explore le mien,

Lorsque nos corps se sont rejoints.

 

Nous sommes un,

En pensée, lorsque je pense à tes étreintes,

En parole, lorsque tu me décris ton désir,

En action, lorsque nos sèves se mêlent.

 

Nous sommes un…

Renaissance

Une première rencontre, un premier regard

Une marque indélébile sur une âme en peine et tourmentée.

Une amertume, une aversion pour la vie elle-même,

Un enfer sans espoir d’un peu répit.

 

Un soupçon de fraîcheur, une brise légère

Un nouveau regard un brin admirateur

Un sourire du coin de l’œil.

 

Une rage de vivre qui resurgit,

Un désir de conquête du monde,

Un aveugle voyant le jour pour la première fois.

 

Raison, société, conventions aux oubliettes,

Un vent grisant de liberté,

Un vin doux coulant de lèvres tendres,

Des paroles d’amour dont l’âme se nourrit.

 

Une redécouverte du monde dans les yeux d’un autre,

Amours clandestines, vibrant de tendresse et de passion,

Source éphémère où se restaure l’abattue

Jeunesse retrouvée,  rêves enfouis qui refont surface.

 

Dans la tourmente d’un cœur sans joie,

Un minuscule clin d’oeil de la vie vers l’amante du désespoir

Un nouveau visage de l’amour surgit.